Le Moulin de Coët Ruel

A Marie France Je ferme les yeux et je me rappelle Qu'au plus chaud de l'été, Comme un rituel, Entre mon père et ma mère, Je ne laissais pas passer d'année Sans me rendre à Coët Ruel. Je ferme les yeux et je me rappelle, D'une grand-mère qui paraissait sans âge, D'un oncle, fort, pas rasé, bourru, Mais tendre et malicieux dans l'âme, Qui, lorsque nous arrivions, souvent, Travaillait aux champs, Et qu'à ses côtés, mon père, dans l'instant suivant, Pour lui montrer qu'il n'avait rien perdu De ses habitudes et son allant d'antan, Retrouvait avec le plus grand bonheur, Au creux du sillon, son âme. C'était le temps des balades champêtres Des marguerites et des boutons d'or, Dans la luzerne et les

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