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Ce roman traite des trafics d’organes… insoupçonnés.

Après la découverte de deux corps mutilés dans Paris, trois jeunes gens en mal d’occupation décident seuls d’en rechercher les auteurs afin de les dénoncer à la police.

Extrait :

« Une organisation non dénuée de bons sentiments, serait-on tenté d’ajouter, qui avait une façon toute spéciale de procéder pour obtenir ce qu’auparavant leur refusaient les familles. En effet, devant l’intolérable situation que leur causait l’incompréhension, voire l’horreur que manifestait une famille effondrée par la perte d’un proche et la difficulté de leur faire admettre la démarche quand leur était demandé de disposer d’un corps, ils préféraient ne plus poser de question et se passaient du consentement des familles pour prélever les organes dont ils avaient besoin et se les échangeaient entre eux en fonction des demandes. Ils pariaient ainsi sur le fait que les proches parents poussaient rarement la curiosité morbide à examiner le cadavre d’un être aimé. L'expérience jusqu’ici leur avait toujours donné raison et si cependant un cas se présentait où une famille réalisait qu’on ne l’avait pas prévenue, ils pouvaient toujours prétendre que le mort, de son vivant, avait donné son accord. On fait toujours signer une telle quantité de papiers à l'admission que les gens ne lisent jamais.

Le système fonctionnait comme une bourse d'échanges. Les receveurs potentiels étaient portés sur une liste d'attente avec leurs propres critères pour les préparer à l’acte opératoire, groupe sanguin, organe déficient, et autres détails importants relatifs à la 

santé du patient en attente de greffe. Les médecins la consultaient, et, lorsque l'un d'eux avait un mort, relativement jeune dont les organes étaient sains et qui pouvaient correspondre à la pathologie d’un éventuel receveur inscrit sur la liste, il se mettait en relation avec le confrère en demande.

                Cela s'était mis en place progressivement, d'abord pour rendre service, et de fil en aiguille, le système s’était développé. Le groupe de deux praticiens du début était rapidement passé à cinq en toute confidentialité, et leur entente, tacite, non officiellement reconnue car rien n’était établi de façon formelle, leur permettait de satisfaire ou de surseoir à la demande toujours croissante des receveurs.

                Chacun y trouvait son compte, les médecins, augmentant par ce biais le nombre des interventions, et bien sûr, les malades en attente de transplantation. La règle déontologique, soucieuse d'éthique développée par l'association officielle et reconnue d’utilité publique Générosité Transplant sur l'anonymat des donneurs, leur facilitait grandement la tâche en leur permettant la plus totale discrétion.

                Mais le docteur Darisel se distinguait encore. Aux rejets de greffe, malheureusement toujours possibles, conduisant irrémédiablement les receveurs à la mort, il avait apporté une spécificité autre que les classiques médications antirejet. Il s'arrangeait pour prendre des dispositions afin que le donneur eût non seulement un groupe sanguin compatible avec celui du patient qui recevrait l'organe, mais aussi que celui-ci appartînt au même groupe tissulaire… »

 

Nota bene : Les hommes ne se distinguent entre eux que par le groupe sanguin et le groupe tissulaire, pas par la couleur, qu’elle soit halée ou non, pas par la religion, pas par leur conception et leur façon de vivre… ce que certains voudraient nous faire croire.

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